Une cinquantaine d’organisations de défense de la liberté de la presse appellent Emmanuel Macron à ne pas « torpiller » le secret des sources, dénonçant le « lobbying » de la France à Bruxelles pour autoriser « l’espionnage » exceptionnel des journalistes au nom de « la sécurité nationale », ont rapporté des médias locaux.
La France pousse pour que l’Europe autorise l’utilisation de logiciels-espions contre les journalistes, dans le cadre de certaines enquêtes, au nom de la « sécurité nationale », rappelle Le Parisien ajoutant que si le projet de loi ne fait pas beaucoup de bruit, il inquiète grandement la profession.
« Sans protection des sources, pas de journalisme, pas de démocratie », écrivent dans leur texte les syndicats SNJ, CGT, CFDT et FO, les sociétés de journalistes (SDJ) de nombreux médias, l’association Acrimed ou encore la cellule investigation de Radio France, rapporte le même média.
Leur appel intervient alors que les négociations autour de la « loi européenne sur la liberté des médias » doivent aboutir ce vendredi, précise Le Parisien.
Gouvernements des États membres de l’UE, eurodéputés et Commission Européenne doivent trouver un compromis sur ce texte qui, s’il « comporte une très grande majorité de dispositions renforçant la liberté de la presse », contient « aussi quelques dispositions liberticides », s’alarment les signataires de la lettre ouverte.
De son côté, Reporters sans frontières a « fait part au ministre de l’Intérieur français, Gérald Darmanin, de sa préoccupation du maintien de l’exception de sécurité nationale, à l’insistance de la France », redoutant qu’elle soit « utilisée de manière abusive », note encore le Parisien.