Pour contrer l’omniprésence de la Russie sur le continent africain, Kiev y inaugure de nouvelles ambassades. Après Kinshasa mercredi, c’était jeudi au tour d’Abidjan. La diplomatie se présente ainsi à l’Ukraine comme un rempart à l’influence russe en Afrique.
Après l’ouverture de l’ambassade d’Ukraine à Kinshasa, mercredi 10 avril, c’est en Côte d’Ivoire que Kiev a inauguré, jeudi, sa nouvelle chancellerie.
Coupure de rubans, lever de drapeau et hymne national : ambassade après ambassade, l’Ukraine espère ainsi « lutter contre le narratif russe, largement répandu sur le continent africain », résume Yurii Pyvovarov, ambassadeur d’Ukraine à Dakar, chargé d’assurer l’intérim pour la représentation d’Abidjan en attendant la désignation d’un ambassadeur dévolu à la Côte d’Ivoire.
Au total, ce sont six nouvelles chancelleries qui verront le jour en Afrique en l’espace de deux semaines, inaugurées par l’envoyé spécial de l’Ukraine pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Maksym Soubkh.
Dans la foulée de l’ouverture ivoirienne suivront le Ghana, le Botswana, le Mozambique et le Rwanda, portant à 17 le nombre de représentations diplomatiques ukrainiennes sur le continent.
« L’objectif est d’arriver à 20 ambassades », précise Yurii Pyvovharo depuis la nouvelle chancellerie d’Abidjan, une bâtisse cossue de 1 200 m2 située à deux pas de l’ambassade de Russie. [Le Monde]