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Procès des assistants parlementaires du Front national : Marine Le Pen et tous les prévenus condamnés à une peine d'inéligibilité

Lundi 31 Mars 2025

Marine Le Pen
Marine Le Pen

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement, lundi 31 mars, dans le procès des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Marine Le Pen a été reconnue coupables de détournement de fonds publics et condamnée à une peine d'inéligibilité provisoire avec exécution immédiate.

 

Le verdict est tombé contre Marine Le Pen. Après deux mois de procès, qui s’est tenu du 30 septembre au 27 novembre 2024, le tribunal de Paris a rendu son jugement ce lundi 31 mars dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (ex-RN) : la triple candidate à l'élection présidentielle a été condamnée à une peine d’inéligibilité provisoire avec exécution immédiate, relate Le Figaro. Marine Le Pen a quitté la salle d'audience avant même le prononcé de sa peine.

 

Cette peine apparaît "nécessaire" car elle a une "fonction punitive et nécessaire", a justifié la présidente Bénédicte de Perthuis. "L'égalité devant la loi est un pilier de la démocratie", a-t-elle poursuivi, estimant que "les demandes de la défense reviennent à demander un privilège ou une immunité". Le tribunal estime que "le risque de récidive est caractérisé" et que "seule l'exécution provisoire permet de prévenir" ce risque. L'exécution provisoire a donc été prononcée à l'encontre de Marine Le Pen et de tous les prévenus.

 

En novembre 2024, l'accusation a requis à son encontre une peine de cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire en plus de cinq ans de prison dont deux ferme et 300 000 euros d'amende. Si le tribunal correctionnel de Paris suit les réquisitions, la triple candidate à l'élection présidentielle ne pourrait pas se présenter au scrutin de 2027.

 

"Je ne crois pas qu’ils iront jusque-là"

 

Dans des propos relayés par La Tribune Dimanche, dimanche 30 mars, Marine Le Pen a affirmé qu'elle "ne croit pas" que les juges iront jusqu’à prononcer une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire à son encontre. 

 

"Je lis ici et là que nous serions fébriles. Personnellement, je ne le suis pas, mais je comprends qu’on puisse l’être : avec l’exécution provisoire, les juges ont un droit de vie ou de mort sur notre mouvement. Je ne crois pas qu’ils iront jusque-là", a-t-elle commenté.

 
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