Dans le combat dévastateur qui l’oppose depuis presque deux ans aux Forces de soutien rapide (FSR), le chef de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, a promis, samedi 29 mars au soir, que ses troupes se battraient jusqu’à la victoire totale sur les paramilitaires.
Dans son premier discours télévisé depuis que l’armée régulière a affirmé, dans la semaine, avoir repris le contrôle total de la capitale soudanaise, Khartoum, le général Al-Bourhane a déclaré que la guerre ne pourrait s’achever que « si cette milice dépose ses armes ». Il a également exclu toute négociation avec les FSR, affirmant que la victoire ne serait complète que lorsque « le dernier rebelle aura été éliminé ».
Mercredi soir, le général Al-Bourhane avait déclaré Khartoum « libérée » du palais présidentiel où il est arrivé au terme d’une offensive lancée par ses troupes pour reconquérir la capitale aux mains des FSR, menées par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti ». Le lendemain, le porte-parole de l’armée avait précisé qu’elle avait réussi « à nettoyer (…) les dernières poches [de résistance] de la milice terroriste » à Khartoum.
Les paramilitaires ont rétorqué qu’ils continueraient à « défendre le sol de la patrie » et prévenu qu’il n’y aurait « ni retraite ni reddition ». Mais dimanche, le général « Hemetti » a reconnu pour la première fois que ses troupes avaient abandonné Khartoum.
« ...Je vous confirme que nous sommes effectivement partis de Khartoum, mais (…) nous reviendrons avec une détermination plus forte », a-t-il déclaré, dans un discours adressé à ses troupes relayé sur les réseaux sociaux. [Le Monde avec AFP]