
Un ancien haut responsable sécuritaire du Ghana a été arrêté pour malversations financières, soupçonné d'avoir détourné des fonds destinés à renforcer la cybersécurité du pays, a révélé lundi le ministre de la Justice.
Kwabena Adu-Boahene, ex directeur du National Signals Bureau (NSB), qui surveille les signaux de communication principalement liés à la sécurité au Ghana, est accusé dans le cadre d'un contrat de 7 millions de dollars signé en janvier 2020 avec une société israélienne, RLC Holdings Limited.
Le nouveau président ghanéen, John Mahama, qui a pris ses fonctions en janvier, a déclaré une tolérance zéro envers la corruption. Jusqu'à présent, son gouvernement a reçu plus de 2.000 plaintes dans le cadre de son initiative "Opération récupérer tous les biens mal acquis" (ORAL) visant à retrouver tous les biens de l'État indûment acquis sous la présidence de son prédécesseur Nana Akufo-Addo.
L'enquête de l’Office de lutte contre la criminalité économique et organisée (EOCO), une agence gouvernementale, a démontré qu’une partie des fonds prévus pour le projet de cybersécurité a été transférée vers des comptes privés liés à M. Adu-Boahene, ancien patron du NSB, et à sa femme, Angela Adjei-Boateng. Les autorités affirment que le couple a utilisé les fonds pour acquérir plusieurs propriétés au Ghana et à l'étranger...
La nouvelle campagne contre la corruption du Ghana vise à rassurer les investisseurs étrangers et les institutions financières sur sa volonté de stabiliser son économie. [Avec AFP]