Plus de 200 personnes ont été tuées en trois jours dans des attaques des paramilitaires contre deux villages au sud de Khartoum, a indiqué mardi un groupe d'avocats prodémocratie, le ministère des Affaires étrangères faisant état d'un bilan deux fois plus important...
L'attaque, qualifiée de "génocide" par le collectif, a fait des centaines de blessés et de disparus, a-t-il indiqué, précisant que certains habitants ont été abattus ou se sont noyés en tentant de fuir à travers le Nil.
Depuis le début de la guerre en avril 2023, l'armée et les paramilitaires ont été accusés de crimes de guerre. Les FSR, que les Etats-Unis ont accusés en janvier de génocide, sont tristement célèbres pour des exécutions sommaires, des actes de nettoyage ethnique et des violences sexuelles systématiques.
La guerre a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 12 millions de personnes et engendré ce que le International Rescue Committee qualifie de "plus grande crise humanitaire jamais enregistrée".
Les deux camps se partagent l'Etat du Nil Blanc, qui s'étend de la zone au sud de Khartoum jusqu'à la frontière avec le Soudan du Sud. L'armée soudanaise contrôle le sud, notamment Rabak, la capitale de l'Etat du Nil Blanc, ainsi que deux grandes villes et une base militaire stratégique...
Le collectif d'avocats a accusé mardi l'armée d'agressions "barbares" contre des civils dans l'est de Khartoum, quelques jours après une attaque des FSR ayant fait six morts dans la même zone. [AFP]