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Centrafrique: les audiences à la Cour pénale spéciale reprennent avec des crimes commis en 2020 dans l’est  08/11/2024

En République centrafricaine (RCA), la Cour pénale spéciale, tribunal hybride créé en 2015 pour juger les graves violations des droits de l'homme commises depuis 2003 en RCA, a repris ses travaux après plusieurs mois d’arrêt. 

 

Cette semaine, elle se penche sur le cas de quatre suspects qui comparaissent pour des crimes commis en 2020 dans l’est du pays… Ils sont poursuivis pour des crimes commis au cours des affrontements opposant deux factions armées du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), provoquant plusieurs dizaines de morts, dans les rangs des goulas et roungas, deux ethnies de la ville de Ndélé. [RFI]

 

Manifestations au Mozambique: heurts dans la capitale quadrillée par les forces de l’ordre  07/11/2024

Au Mozambique, des échauffourées ont eu lieu ce jeudi matin entre la police et des manifestants, à Maputo, la capitale. Le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle, Venancio Mondlane, a appelé à une grande marche pour ce 7 novembre 2024 contre les fraudes électorales, point culminant d’une semaine de contestation dont la répression a déjà fait une vingtaine de morts...

 

Pour l’heure, le centre-ville est plutôt désert. Il faut dire que le déploiement des forces de l’ordre a de quoi dissuader : l’unité d’intervention rapide patrouille dans des véhicules blindés. L’armée est là aussi. Chaque petit rassemblement est rapidement dispersé par des tirs de gaz lacrymogène et des arrestations ont été observées. 

 

Autre mesure prise par les autorités : la restriction de l’accès à internet. Il est quasi impossible d’utiliser les réseaux sociaux, notamment. Cela fait déjà plusieurs jours que l’accès à Internet est restreint. 

 

L’Institut national des communications du Mozambique s’en est expliqué : ces mesures ont été prises pour éviter la diffusion de contenus et de vidéos notamment qui incitent à la violence. [RFI]

 

Soudan du Sud: le président kényan Ruto à Juba pour relancer l’initiative de paix «Tumaini»  07/11/2024

Le président du Kenya William Ruto était en visite officielle à Juba au Soudan du Sud mercredi 6 novembre 2024 avec pour objectif de permettre une reprise des pourparlers de paix. 

 

Organisés sous l’égide du Kenya, entre le gouvernement sud-soudanais et des groupes d’opposition non-signataires de l’accord de paix de 2018, ce processus de paix parallèle, baptisé Tumaini (« espoir » en kiswahili), a été initié en mai 2024 par William Ruto à la demande du président sud-soudanais Salva Kiir...

 

Après des avancées et la signature de neuf protocoles en juillet, le vice-président Riek Machar a annoncé son retrait des discussions. Riek Machar reste l’opposant principal au président Salva Kiir, même s’ils cohabitent dans un gouvernement d’unité et de transition formé en vertu de l’accord de paix de 2018. 

 

Mais la visite de William Ruto semble avoir permis un début de déblocage pour une reprise des discussions au Kenya. [RFI]

 


Burkina Faso: plusieurs officiers, dont l'ancien président Damiba, radiés de l'armée  07/11/2024

Au Burkina Faso, plusieurs officiers des forces armées, dont l’ancien président de la transition Paul-Henri Sandaogo Damiba, ont été radiés par l’actuel dirigeant du pays, le capitaine Ibrahim Traoré, par une série de décrets signés le 30 octobre dernier. 

 

Il est reproché à ces officiers une faute jugée particulièrement grave : l’atteinte à la dignité militaire, caractérisée par une intention de porter les armes contre l’État et de nuire à la défense nationale...

 

Ce sont au total seize officiers et sous-officiers de différents grades qui ont été radiés, dont le lieutenant-colonel Damiba, exilé au Togo depuis sa chute en septembre 2022. Il lui est reproché une « faute jugée particulièrement grave », caractérisée par « des actions d’intelligence avec une puissance étrangère et des terroristes », en vue de favoriser leur entreprise contre le Burkina Faso. [RFI]

 

Afrique du Sud : arrestation de plus de 500 mineurs clandestins privés d’eau et de nourriture  05/11/2024

Plus de 500 mineurs clandestins ont été arrêtés en Afrique du Sud après que les forces de sécurité ont coupé leurs routes d’approvisionnement en eau et en nourriture, les forçant à quitter un puits de mine abandonnée, a indiqué dimanche 3 novembre la police. 

 

Connus sous le nom de « zama zamas » (« ceux qui essaient » en zoulou), les mineurs clandestins sont remontés d’une mine d’Orkney, une ville aurifère du district de Klerksdorp, dans la province du Nord-Ouest...

 

Ils ont été forcés de sortir en raison « de la faim et de la déshydratation », a déclaré la police.

 

Crue du fleuve Sénégal : des sinistrés dans la détresse  04/11/2024

La crue du fleuve Sénégal a laissé plusieurs milliers de Sénégalais dans un désarroi total. Des milliers d’hectares de champs ont été ravagés et plus de 80 villages impactés dans les régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda. La plupart des sinistrés sont relogés dans des camps de fortune. 

 

La crue du fleuve Sénégal laisse derrière elle un spectacle de désolation dans le Nord du pays. Les eaux ont ravagé plusieurs milliers d’hectares de terre et poussé plusieurs milliers de personnes à abandonner leurs habitations. 

 

Rien que dans le département de Podor, 67 villages et localités ont été touchés, treize à Dagana et deux à Saint-Louis. Une situation que ces populations n’avaient plus connue depuis la fin des années 1950. [VOA]

 

Inondations au Mali: les enfants retrouvent leurs salles de classe après un mois d'attente  04/11/2024

Avec un mois de retard, les élèves du Mali reprennent le chemin de l'école. Les autorités maliennes de transition ont décrété fin août l'état de « catastrophe nationale » et la rentrée scolaire prévue le 1er octobre a été reportée au 4 novembre...

 

Sur le terrain, d'après nos informations, des sinistrés n'ont cependant pas encore quitté les salles de classe qu'ils squattent. Des cas sont par exemple signalés dans la région de Tombouctou, la plus affectée avec près de 200 cas d'inondations. 

 

Dans le centre du pays, des milliers d'élèves vont rester à la maison, pas pour des raisons liées aux inondations, mais à cause de l'insécurité dans cette région du Mali. [RFI]

 

RDC: Au moins 10 journalistes victimes des menaces de mort ou d’arrestations arbitraires en Ituri  04/11/2024

Une dizaine de journalistes ont subi cette année des menaces de mort ou ont été victimes d’arrestations arbitraires dans l’exercice de leur métier en Ituri. C'est l'ONG Journaliste en danger (JED), qui l'a révélé samedi 2 novembre à Bunia, à l'occasion de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes...

 

Les menaces et agressions contre les journalistes continuent et prennent même une allure inquiétante dans la province de l’Ituri. Certains ont été arrêtés arbitrairement et détenus au cachot de l’auditorat militaires, d'autres ont été kidnappés par des miliciens, ou agressés physiquement par des bandits armés qui les ont dépouillés de leurs biens, y compris leur matériel de travail. [Radio Okapi]


Mozambique : nouveaux affrontements après une présidentielle contestée  04/11/2024

De nouveaux affrontements ont opposé samedi 2 novembre la police et des manifestants dans plusieurs villes du Mozambique, où l’opposition conteste les résultats de l’élection présidentielle, entachée de multiples irrégularités, selon les observateurs internationaux. 

 

Dans la capitale Maputo, des centaines de personnes se sont rassemblées avant d’être dispersées par la police avec du gaz lacrymogène et des tirs de balles en caoutchouc, ont constaté des correspondants de l’Agence France-Presse. 

 

Ce pays pauvre d’Afrique australe est entré dans un cycle de violences depuis la proclamation le 24 octobre des résultats officiels des élections présidentielle et parlementaires du 9 octobre, accordant une large victoire au Frelimo, parti au pouvoir depuis quarante-neuf ans.


Sahara occidental : le Conseil de sécurité des Nations unies appelle à une solution « réaliste »  01/11/2024

Le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a appelé jeudi 31 octobre à une solution politique « réaliste et acceptable » au Sahara occidental, que se disputent le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, dans une résolution prolongeant d’un an la mission onusienne sur place...

 

Vaste étendue désertique de 266 000 kilomètres carrés au nord de la Mauritanie, le Sahara occidental est le dernier territoire du continent africain dont le statut postcolonial n’est pas réglé : le Maroc en contrôle plus de 80 % à l’ouest, le Front Polisario moins de 20 % à l’est, le tout étant séparé par un mur de sable et une zone tampon sous contrôle de casques bleus de l’ONU. [Le Monde avec AFP]

 

Museveni et Tshisekedi entendent poursuivre leur lutte contre le groupe ADF  01/11/2024

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a été reçu mercredi 30 octobre à Entebbe par son homologue ougandais, Yoweri Museveni...

 

Les deux dirigeants ont confirmé la poursuite de l'opération Shujaa, lancée en novembre 2021 contre les combattants ADF, nom d'un groupe d'origine ougandaise responsable d'attaques meurtrières et qui sévit en Ituri et au Nord-Kivu. Une évaluation de ce dispositif avait été effectuée au début du mois par les deux armées. 

 

Les présidents ont exprimé leur satisfaction quant aux avancées de cette campagne. En septembre dernier, une action conjointe a permis la libération d'au moins neuf otages. Il faut cependant noter que les ADF, selon des sources onusiennes, restent responsables de plus de 340 meurtres de civils depuis juin. [RFI]


Burkina Faso: il y a dix ans, une insurrection mettait fin au règne de Blaise Compaoré  01/11/2024

Blaise Compaoré, en exil en Côte d'Ivoire

Le 31 octobre 2014, Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, était contraint à la démission à la suite d'une insurrection populaire qui l’a conduit à fuir son pays...Depuis le 31 octobre 2014, Ouagadougou aura connu trois putschs, trois attentats et deux élections présidentielles...

 

Le Burkina post-Compaoré, c’est aussi une situation sécuritaire considérablement dégradée, avec la multiplication des attentats terroristes dans le pays et aussi dans la capitale depuis 2016, avec celui de l'hôtel Splendid, et l'attentat du café Aziz Istanbul en 2017...

 

Seul fait notable du pouvoir militaire : les syndicats, les partis politiques et les organisations de la société civile, ceux-là mêmes qui avaient fait chuter Blaise Compaoré, sont aujourd’hui réduits au plus strict silence. L'ancien président, quant à lui, a acquis la citoyenneté ivoirienne et vit à Abidjan. [RFI]

 

Les bandes criminelles violentes sèment le trouble dans le nord-ouest du Nigeria  01/11/2024

L’escalade de la violence des gangs criminels dans la région du nord-ouest du Nigeria a déclenché une instabilité croissante dans ce grenier de 60 millions d’habitants caractérisé par une grande diversité ethnique. La violence perpétrée par ces bandes criminelles, connues localement sous le nom de «bandits», est en passe de faire de 2024 la pire année d’insécurité de l’histoire récente de la région...

 

Les décès liés aux bandes criminelles dans la région du Nord-Ouest dépassent désormais ceux liés aux groupes islamistes militants dans la région du Nord-Est, une évolution observée depuis 2021...

 

Motivés par l’objectif de contrôler les flux de revenus, ces groupes criminels violents menacent les communautés par des vols et des extorsions le long des routes, des enlèvements contre rançon, des vols de bétail et des activités d’exploitation agricole et minière. [CESA]

 

En Guinée, le régime militaire lance l’offensive contre les partis politiques  30/10/2024

La junte guinéenne a dissous plus de 50 partis politiques à la suite d’une « mission d’évaluation nationale »...La mesure a des airs de grand nettoyage de la scène politique guinéenne. 

 

Depuis la publication mardi 29 octobre des résultats d’une mission d’évaluation nationale commandée par le ministère de l’administration territoriale, toutes les formations politiques sont désormais jugées non conformes par le régime du général Mamadi Doumbouya. 

 

Sur les 211 partis « examinés » entre juin et septembre, 53 ont été dissous, une autre cinquantaine suspendue pour trois mois et 67 organisations sont placées « sous observation » jusqu’au 29 janvier. Motif invoqué : de graves « manquements » à la réglementation en vigueur...

 

Pour l’opposition et la société civile, ce passage au crible des formations politiques démontre la volonté du régime en place de restreindre l’espace démocratique. Depuis 2022, plusieurs mesures liberticides ont été adoptées. [Le Monde]


L’Italie signe des accords économiques avec la Libye pour lutter contre la migration irrégulière  30/10/2024

La Libye et l’Italie ont signé mardi 29 octobre plusieurs accords dans les domaines des investissements et des infrastructures notamment, avec le but de renforcer la coopération entre les deux pays méditerranéens. 

 

Les accords ont été signés par le premier ministre libyen, Abdel Hamid Dbeibah, et la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, dans le cadre du forum d’affaires Italie-Libye, qui s’est tenu à Tripoli après une interruption de dix ans...

 

Profitant de l’instabilité politique en Libye, des passeurs font émigrer clandestinement chaque année des milliers de personnes, provenant de pays africains notamment, qui tentent de rejoindre l’Italie, distante de quelque 300 kilomètres des côtes libyennes. [Le Monde avec AFP]


Au Soudan, une enquête de l'ONU sur l'ampleur "stupéfiante" des violences sexuelles  30/10/2024

En septembre, la mission d'établissement des faits avait...conclu dans un premier rapport que les parties en guerre avaient "commis une série effroyable de violations des droits de l'homme et du droit international, dont beaucoup peuvent être qualifiés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité". 

 

Dans leur nouveau rapport, les enquêteurs onusiens les accusent une nouvelle fois d'avoir "commis des violations massives des droits humains et du droit international humanitaire, dont beaucoup peuvent être assimilées à des crimes de guerre et/ou à des crimes contre l'humanité", y compris la torture, le viol, l'esclavage sexuel et la persécution fondées sur l'appartenance ethnique et le genre. 

 

Les FSR sont en particulier "responsables de violences sexuelles à grande échelle dans les zones qu'elles contrôlent", indique le communiqué. "La grande majorité des cas de viols et autres formes de violence sexuelle documentés" dans le rapport sont attribués aux FSR et, pour la région du Darfour, à leurs alliés, la milice Janjawid, souligne-t-il. [France 24 avec AFP]

 

Au Cameroun, une élue locale assassinée à Bamenda, capitale de la région anglophone du Nord-Ouest  30/10/2024

La maire adjointe de Bamenda, la capitale de la région camerounaise anglophone du Nord-Ouest, en proie à un conflit séparatiste, a été enlevée et tuée par des hommes armés, a annoncé lundi soir 28 octobre la radio d’Etat CRTV. 

 

L’élue a été enlevée le 26 octobre à 17 h 30 dans sa résidence, et son corps sans vie a été découvert « baignant dans son sang (…) aux premières heures ce lundi matin », a révélé la radio, citant un communiqué du préfet local. Ses enfants étaient présents au moment de l’enlèvement, selon le responsable d’une organisation locale de défense des droits humains contacté par l’Agence France-Presse (AFP). 

 

C’est à Bamenda qu’un journaliste de langue anglaise, Atia Tilarious Azonhwi, avait été enlevé vendredi 25 octobre, sans que sa trace ait été retrouvée depuis. La ville est régulièrement le théâtre de kidnappings et de meurtres depuis le déclenchement de violences séparatistes en 2016. [Le Monde avec AFP]

 

Mali: le chef du syndicat des gardiens de prison porté disparu après avoir critiqué le gouvernement  29/10/2024

Au Mali, depuis vendredi 25 octobre, les proches du commandant Daouda Konaté sont sans nouvelles de ce dernier, secrétaire général du syndicat des surveillants de prison. Ses collaborateurs et sa famille se disent très inquiets et demandent au gouvernement de faire la lumière sur l'affaire. 

 

Quelques jours avant sa disparition, il aurait publié une vidéo critiquant les conditions de travail de son métier, pointant notamment le gouvernement...

 

Dans une vidéo authentifiée, le commandant Daouda Konaté a précisé qu’au Mali, un surveillant doit s’occuper de 250 prisonniers dans les prisons. Il a aussi directement critiqué l’action du ministre de la Justice malien qu’il a qualifié d’homme « qui ne connaît rien à l’administration pénitentiaire ». [RFI]

 

Au Mozambique, onze morts dans des manifestations de l’opposition  28/10/2024

Onze personnes ont été tuées dans des manifestations de l’opposition au Mozambique depuis la proclamation, jeudi 24 octobre, des résultats du scrutin présidentiel du 9 octobre attribuant une large victoire au Front de libération du Mozambique (ou Frelimo, pour Frente de libertaçao de Moçambique), au pouvoir, a affirmé dimanche une ONG mozambicaine...

 

Plus de 450 personnes ont été interpellées en marge des manifestations qui ont essaimé un peu partout dans le pays dans un contexte de contestation des résultats, notamment par l’opposant Venancio Mondlane, qui a revendiqué la victoire à l’issue du scrutin, affirme encore le CDD...

 

Observateurs et opposition ont rapporté de nombreux cas de bureaux où, curieusement, les électeurs se sont prononcés massivement pour la présidentielle sans voter pour le Parlement. Ils soupçonnent du bourrage d’urnes. [Le Monde avec AFP]

 

En Guinée, nouvelle disparition mystérieuse sous la junte de Mamadi Doumbouya  25/10/2024

Un ancien haut fonctionnaire du ministère des mines guinéen est introuvable depuis une semaine après avoir été emmené par des inconnus, ont rapporté jeudi 24 octobre deux de ses proches. C’est la dernière disparition inexpliquée en date sous la junte au pouvoir à Conakry. 

 

Saadou Nimaga, secrétaire général du ministère des mines sous le président Alpha Condé, renversé par les militaires en 2021, a été enlevé par quatre individus en civil le 17 octobre à sa sortie d’un hôtel du centre de la capitale, selon ces proches, qui ont demandé à rester anonymes parce qu’ils craignent pour leur sécurité...

 

Saadou Nimaga avait quitté ses fonctions en novembre 2021 en pleine vague de remplacements au sein de l’appareil d’Etat, deux mois après le putsch qui a porté les militaires au pouvoir. Le secteur des mines est stratégique en Guinée. [Le Monde avec AFP]

 

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