




Aux Comores, l'opposition dénonce la crise socio-économique, la mauvaise gouvernance, les pénuries essentielles et les violations des droits humains.
Pour remédier à cette situation, elle a décidé de rassembler ses forces pour créer le 10 octobre 2024 à Moroni, l’OUC, Opposition unie des Comores. Cette coalition se mobilise face au régime du président qu’elle juge autocratique.
Cette nouvelle structure regroupe, entre autres, tous les adversaires d’Azali Assoumani à la dernière présidentielle de janvier dernier. [RFI]
Neuf responsables du régime civil nigérien renversé en juillet 2023 sont « provisoirement déchus » de leur nationalité, soupçonnés notamment « d’intelligence avec une puissance étrangère » et de « complot contre l’autorité de l’Etat », a annoncé jeudi 10 octobre le gouvernement militaire.
Le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte, « a signé ce jour jeudi [10 octobre] un décret portant déchéance de la nationalité de certaines personnes pour diverses infractions prévues et sanctionnées par la loi », a indiqué le gouvernement dans un communiqué.
Parmi les neuf hommes « provisoirement déchus de la nationalité nigérienne » figurent les généraux Mahamadou Abou Tarka, de la Haute Autorité à la consolidation de la paix, et Karingama Wali Ibrahim, ancien chef de la garde présidentielle.
Daouda Djibo Takoubakoye, adjoint au directeur de cabinet du président renversé Mohamed Bazoum, ainsi que son conseiller en sécurité, Rhissa Ag Boula, sont également concernés, aux côtés de conseillers à la présidence.
Le dépouillement se poursuit au Mozambique où, plus de 17 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, mercredi, pour élire leur nouveau président et renouveler le Parlement.
L'opposition a signalé des irrégularités, notamment des bureaux de vote où, selon elle, ses assesseurs n'ont pas pu accéder. L’opposant Venancio Mondlane revendique déjà la victoire, tout comme le Frelimo au pouvoir. [VOA]
Les autorités du Burkina Faso ont suspendu lundi 7 octobre 2024 la radio « La Voix de l'Amérique » pour une durée de trois mois à la suite de commentaires faits par l'un des journalistes de la chaîne. Il s'agit de la deuxième suspension de la VOA au Burkina Faso en un an.
Les autorités militaires ont également interdit temporairement aux médias locaux de relayer les programmes des médias internationaux.
Selon les médias, le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a accusé VOA de démoraliser les troupes burkinabè et maliennes lors d'une émission diffusée le 19 septembre. L'interview a ensuite été diffusée par une station de radio locale privée, selon Reuters. [VOA]
Au Sénégal, un plan national de relance de la Casamance a été annoncé par le Premier ministre et ancien maire de la capitale de la région, Ousmane Sonko. C’était à l’issue d’une réunion interministérielle tenue le 8 octobre 2024.
Ce programme chiffré á plusieurs dizaines de milliards de francs CFA et étalé sur des années vise le retour des personnes encore déplacées dans cette région du sud du pays depuis les combats séparatistes des années 1990. Elle ambitionne également et, surtout, de relancer l’économie dans cette partie du Sénégal dotées d’immenses potentialités permises par une forte pluviométrie durant l’hivernage.
La République Démocratique du Congo (RDC) a obtenu un siège au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies en recueillant 172 voix sur 190 votants. Ce succès diplomatique, perçu comme une victoire pour les autorités de Kinshasa, intervient alors que le pays est vivement critiqué pour la dégradation de la situation des droits humains.
Le gouvernement congolais considère cette élection comme une opportunité pour améliorer la situation des droits humains dans un pays confronté depuis des années aux violences des groupes armés. La ministre des droits humains, Chantal Shambu Mwavita, a souligné que la RDC pourrait utiliser cette place pour renforcer ses efforts en matière de protection des populations vulnérables.
Cependant, plusieurs organisations non gouvernementales, dont Human Rights Watch, pointent du doigt les arrestations arbitraires de militants et d'opposants, ainsi que des conditions carcérales désastreuses.
Le Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI, opposition), la formation politique de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a dénoncé mercredi des "arrestations arbitraires et illégales", après l'interpellation d'un ancien ministre, également cadre du parti.
Le secrétaire général du PPA-CI, Jean Gervais Tchéidé, a accusé le parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), de vouloir "intimider" et "réduire au silence (...) toute opposition politique par la répression brutale et la terreur", estimant qu'il s'agit d'une "dérive dictatoriale", à un an de l'élection présidentielle de 2025.
Lors d'une conférence de presse à Abidjan, il a notamment dénoncé l'"enlèvement" samedi de Charles Rodel Dosso à son domicile de Bingerville (ouest d'Abidjan) "devant sa femme et ses enfants, par un commando d'hommes armés encagoulés". [VOA]
D'après l'agence de presse russe Interfax, le Premier ministre burkinabè Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela s'est entretenu mardi avec le ministre de la Défense Andrei Belousov russe dans le cadre de leur coopération militaire.
Le ministre russe a considéré cette rencontre comme « une nouvelle étape dans le développement des relations amicales » entre les deux pays.
Dans une interview à l'organe de communication African Initiative, le chef du gouvernement burkinabè s’est dit « satisfait » des éléments russes de l'African Corps présents dans son pays depuis moins d'un an. [RFI]
La prise de position de l’Ukraine contre l’utilisation de « mercenaires russes » au Sahel intervient alors que les relations diplomatiques entre l’Ukraine et certains pays sahéliens, comme le Mali, le Niger et le Burkina, se sont dégradées.
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a exprimé, mercredi 9 octobre, ses vives inquiétudes face à ce qu’il qualifie d’« activités illégales de la Russie » dans plusieurs pays africains.
Selon Kiev, Moscou utilise un « corps africain » composé de mercenaires issus de sociétés militaires privées telles que le groupe Wagner, que l’Ukraine qualifie de terroristes.
Kiev souligne que la présence de ces « mercenaires » entraîne des conflits internes et une instabilité généralisée dans les pays africains concernés. Ces groupes seraient impliqués dans le pillage de ressources naturelles précieuses, dont les profits serviraient à financer l’agression russe contre l’Ukraine. [APA]
Depuis juin, le Niger a été frappé par des inondations dévastatrices, entraînant de lourdes conséquences humaines et matérielles.
Selon le dernier bilan, les inondations ont entraîné la mort de 339 personnes, fait 383 blessés et 1 176 528 sinistrés, a indiqué, mardi, l'Agence nigérienne de presse...
Selon l'ANP, quatre régions sont sévèrement touchées : Maradi (centre-sud, 111 morts), Tahoua (ouest, 99 morts), Zinder (centre-est, 65 morts) et Dosso (sud-ouest, 22 morts). Niamey, la capitale, a enregistré 9 morts. [France24]
Au Niger, l'ONG « Alternative espaces citoyens » alerte sur le sort de migrants nigériens arrêtés par des hommes armés en Libye, dans la localité de Shouaraf, le 6 septembre. Difficile de donner un chiffre précis, mais il pourrait s'agir de plusieurs dizaines de personnes.
« Alternative espaces citoyens » demande aux autorités nigériennes d'user de tous les moyens diplomatiques pour régler cette situation. D'après les témoignages recueillis par l'ONG, l'un des migrants est décédé.
Certains ont pu être libérés par les patrons libyens qui les emploient. Mais d'autres ont été conduits vers une destination inconnue, et n'ont plus donné de nouvelles depuis. [RFI]
Près d'un million de personnes ont été déplacées de leurs foyers au cours de cette année en République démocratique du Congo (RDC) où "la situation des droits humains continue de s'aggraver sous nos yeux", a déclaré mardi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk...
Entre le 1er juin 2023 et le 31 mai 2024, 85% des violations et atteintes commises en RDC ont eu lieu dans les provinces touchées par le conflit dans l'Est du pays. Les membres de groupes armés seraient responsables de 61% d'entre elles, ainsi que d'attaques meurtrières contre des civils et des infrastructures civiles, notamment des écoles et des hôpitaux.
Les violences sexuelles se répandent, avec 700 nouvelles victimes identifiées. [AFP]
Les Mozambicains ont commencé mercredi 9 octobre à voter pour élire leur président, le Parlement ainsi que les gouverneurs de province dans un scrutin qui s’annonce tendu. L’opposition ayant mis en garde le pouvoir qu’elle ne tolérerait aucune fraude.
Plus de 17 millions d’électeurs de ce pays d’Afrique australe sont appelés à voter jusqu’à 18 heures (16 heures GMT) lors de ce scrutin sans suspense...
Le scrutin intervient dans un contexte économique morose et alors que des attaques djihadistes dans le nord du pays continuent, depuis plusieurs années, de contrarier les espoirs de manne liée aux gisements de gaz naturel dans l’océan Indien. [Le Monde avec AFP]
Le président sortant Kais Saied, accusé par la société civile de "dérive autoritaire", a été réélu à une majorité écrasante de 90,7% en Tunisie, lors d'un scrutin dimanche "verrouillé" à l'avance et marqué par un record d'abstention. M. Saied a obtenu les suffrages d'un peu plus de 2,4 millions d'électeurs sur 9,7 millions d'inscrits, a annoncé lundi l'autorité électorale Isie.
Le taux de participation s'est établi à 28,8%, soit le plus faible depuis l'avènement de la démocratie en 2011 dans le pays nord-africain de 12 millions d'habitants, berceau du Printemps arabe, après le renversement du dictateur Ben Ali. Le scrutin était "verrouillé" pour une victoire "haut la main" de M. Saied, avait prédit l'expert Michaël Ayari de l'International Crisis Group...
Des ONG tunisiennes et étrangères ont dénoncé une Isie "ayant perdu son indépendance" et un processus "faussé en faveur de M. Saied". L'Union européenne a dit avoir "pris note" des critiques de différentes ONG et opposants "concernant l'intégrité du processus électoral" et "différentes mesures jugées préjudiciables aux exigences démocratiques de crédibilité" du scrutin... [AFP]
Au Tchad, les Transformateurs de l'opposant Succès Masra ne boycotteront pas les prochaines législatives du 29 décembre, mais à certaines conditions. C'est ce qu'ils ont décidé lors de la convention de leur parti, samedi dernier à Ndjamena.
Selon les chiffres officiels, Succès Masra est arrivé deuxième à la présidentielle du 6 mai dernier, loin derrière le président Mahamat Idriss Déby. Mais l'ancien Premier ministre continue de crier à la fraude et veut croire que les législatives à venir pourront être plus transparentes. [RFI]
Au Sénégal, l'ex-président Macky Sall (2012-2024) met fin à ses fonctions d'envoyé spécial du Pacte de Paris pour les peuples et la planète (4P), ce poste auquel l’avait nommé le président français Emmanuel Macron il y a un an. Une démission pour se consacrer pleinement aux législatives du 17 novembre pour lesquelles il a été investi tête de liste de la coalition d’opposition Takku-Wallou.
Macky Sall, qui n’était pas candidat à la dernière présidentielle, interdit de prétendre à un troisième mandat, officialise ainsi son retour en politique dans son pays. Retour officialisé par le biais d’une lettre adressée au président français et rendue publique sur les réseaux sociaux.
Dans ce courrier, Macky Sall explique vouloir « éviter tout risque d'incompatibilité et de conflit d'intérêt » avec le fait qu’il soit lui-même candidat aux législatives.
Ce poste d’envoyé spécial au 4P avait été proposé par Emmanuel Macron à Macky Sall, parce qu’il avait finalement décidé de ne pas se présenter à un troisième mandat. [RFI]
Au Burkina Faso, de nouvelles attaques de groupes armés ont eu lieu le week-end du 5-6 octobre 2024 dans la région du nord-est, précisément dans la province de Gnagna. Dans la zone de Bogandé, une patrouille est tombée samedi dans une embuscade : 17 soldats auraient perdu la vie, selon des sources sur place.
Et ce dimanche, c’est le marché de la commune de Manni, à 200 kilomètres au nord-est de Ouagadougou, qui a été attaqué. Aucun bilan officiel pour le moment.
L’alerte et l’appel à l’aide, juste après l’attaque, ont été diffusés sur les réseaux sociaux par des habitants. Dans une première vidéo, tournée au niveau du marché de la commune, de très nombreuses boutiques en tôles et en bois étaient en feu. Dans la panique, des commerçants tentent de récupérer tout ce qu’ils peuvent.
Une seconde vidéo montre la cour intérieure du dispensaire de Manni. Les blessés, soignés, perfusés pour certains par le personnel médical, sont allongés à même le sol. Cette attaque menée en début d’après-midi n’a pas encore été revendiquée. [RFI]
Le réseau social X, anciennement connu sous le nom de Twitter, a payé 28,6 millions de réaux (5,23 millions de dollars) d'amendes au gouvernement brésilien pour obtenir la reprise de ses opérations dans le pays, ont rapporté vendredi les médias locaux.
Le géant des réseaux sociaux, propriété d'Elon Musk, a présenté la preuve du paiement des amendes imposées par le juge de la Cour suprême du Brésil, Alexandre de Moraes, selon les avocats de X.
M. de Moraes avait suspendu X au Brésil en août dernier après que l'entreprise n'eut pas nommé de représentant légal dans le pays pour entendre les préoccupations concernant les campagnes de désinformation et la modération du contenu.
M. Musk a décidé de reprendre les activités de X au Brésil après que Starlink, sa société d'internet par satellite, eut commencé à rencontrer des difficultés opérationnelles dans le pays.
Plusieurs migrants sont morts dans la nuit de vendredi à samedi au cours de tentatives de traversée clandestine de la Manche, a fait savoir la préfecture française du Pas-de-Calais citée par la presse.
Un enfant figurait parmi les décédés, a indiqué sur X le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, sans donner un bilan exact des victimes. "Epouvantable drame qui doit tous nous faire prendre conscience de la tragédie qui se joue", a-t-il déploré.
Depuis janvier, au moins 46 migrants clandestins ont perdu la vie pour joindre le Royaume-Uni en traversant la Manche, et ce sans y ajouter les victimes de ces derniers incidents de samedi, selon un décompte de l'AFP, faisant de 2024 une année particulièrement meurtrière.
De l'autre côté de la Manche, le gouvernement britannique a recensé en cette année plus de 25.000 migrants arrivés en traversant la Manche à bord d'embarcations de fortune. [Xinhua]
L’opposant Bougane Guèye, le journaliste Cheikh Yérim Seck et le chroniqueur Kader Dia sont sortis, jeudi, libres de leurs auditions par le parquet, rapportent plusieurs sources médiatiques.
Placé en garde à vue après sa convocation à la Division spéciale de cybersécurité (DSC), Bougane Guèye, par ailleurs patron du groupe de presse D-média, était accusé d’avoir proféré des propos injurieux et diffamatoires et de diffusion de fausses nouvelles.
Cheikh Yérim Seck avait été lui aussi déféré au parquet pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles après son audition par la DSC. Il lui était reproché d’avoir réfuté les chiffres du gouvernement sur les comptes publics.
Des membres du gouvernement, dont le Premier ministre, Ousmane Sonko, ont dénoncé, lors d’une conférence de presse, la publication de ‘’données erronées’’ par leurs prédécesseurs, Macky Sall et d’anciens ministres, concernant les comptes publics du pays, la dette et le déficit budgétaire notamment.
Dans la même journée, un chroniqueur à la télé Sen TV (du groupe D-média), Kader Dia, a lui aussi recouvré la liberté. Il devait répondre à des allégations concernant les 30 migrants retrouvés morts dans une pirogue au large de Dakar. [Avec APS]
ENQUETES & REPORTAGES - 11/01/2025 |