




Le G24 - composé d'une dizaine de pays africains tels que l'Afrique du Sud, l'Algérie, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Ghana, la RDC ou le Maroc - se félicite de l'amélioration des instruments de prêts du FMI, qui a notamment permis la réduction du coût d'emprunt. Il attend cependant des efforts similaires de la part de la Banque mondiale, notamment à travers la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).
« Il est primordial d'augmenter les investissements », concèdent les États de ce groupe, « mais le coût de ces derniers doit être abordable afin de ne pas mettre en péril la viabilité de la dette », soulignent-ils.
Selon eux, il faut donc mobiliser plus de fonds dans un contexte économique contraint, afin de faire face à la baisse de l'aide publique au développement. [RFI]
Une grande librairie au Sénégal a annoncé mercredi annuler la cérémonie de dédicace d'un livre sur la Casamance, région du sud du pays en proie à une vieille rébellion indépendantiste, dont la publication prochaine a donné lieu à de vives protestations.
Publié aux éditions françaises Karthala, l'ouvrage devait être présenté samedi à Dakar par son auteure, l'historienne française Séverine Awenengo Dalberto, chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il est intitulé « L’idée de la Casamance autonome - Possibles et dettes morales de la situation coloniale au Sénégal »…
L’Alliance pour la République, parti au pouvoir jusqu'à la présidentielle de mars, a protesté dans un communiqué contre la publication d'un ouvrage qui « remet en question les acquis » sur la paix en Casamance et est « dangereux » pour l'unité nationale.
« L’ouvrage traite de l’idée de Casamance dans le temps long, ce n’est pas un manuel de séparatisme armé. Les sciences sociales doivent être discutées, au besoin contredites, mais pas censurées », a réagi sur X Elara Bertho, autre chercheuse au CNRS...
Le livre a suscité de vifs débats sur les réseaux sociaux au Sénégal, où l'évocation du conflit en Casamance reste sensible. L'Etat sénégalais rejette l'autonomie. [AFP]
Le président camerounais, Paul Biya, est arrivé, lundi 21 octobre, à l’aéroport international de Yaoundé après plusieurs semaines d’absence et de rumeurs alarmantes sur sa santé, selon des images diffusées par la télévision d’Etat, CRTV.
« Aujourd’hui, le président est en chemin, cela va mettre fin aux spéculations », avait déclaré la présentatrice de la CRTV en lançant l’émission spéciale...Le 8 octobre, après une série de rumeurs alarmantes sur l’état de santé du président, le gouvernement camerounais avait assuré que Paul Biya se portait bien et rejoindrait le Cameroun « dans les prochains jours ».
Le ministre de l’administration territoriale avait ensuite formellement interdit aux médias d’évoquer l’état de santé du président, en menaçant les contrevenants de poursuites. [Le Monde avec AFP]
L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a déclaré lundi 21 octobre suspendre ses activités à Djibo, importante ville du nord du Burkina Faso encerclée par des groupes djihadistes, pour des raisons sécuritaires, après des incidents ayant notamment visé les centres de santé et les locaux de l’organisation...
Depuis plus de deux ans, les groupes djihadistes qui minent le pays encerclent Djibo, ville proche de la zone dite « des trois frontières » entre Niger, Burkina Faso et Mali, et y font des incursions.
En juillet, le bureau de l’organisation avait été visé par des tirs qui avaient « détruit les points d’approvisionnement en eau », fournis par l’organisation, selon ce responsable. [Le Monde avec AFP]
Les troupes de l'Alliance Fleuve Congo (AFC), la coalition rebelle à laquelle appartient le M23, ont lancé une nouvelle offensive dans le Nord-Kivu, région déjà en proie à une instabilité chronique.
Après de violents affrontements contre les miliciens pro-gouvernementaux, les « Wazalendo », deux localités stratégiques sont tombées sous le contrôle de l'AFC ce week-end, avant une contre-offensive des pro-gouvernementaux...
Ces positions stratégiques, situées dans une région riche en carrières d'or et de cassitérite de l'est de la RDC, rapprochent les affrontements encore davantage de Pinga, la plus grande agglomération de la zone, située à une trentaine de kilomètres de ces localités. Des crépitements de balles étaient encore entendus ce mardi matin. [RFI]
Le paludisme a été totalement éradiqué en Egypte, a annoncé dimanche 20 octobre 2024 l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a qualifié ce résultat de "véritablement historique" et d'aboutissement de près d'un siècle d'efforts pour éradiquer la maladie...
A l'échelle mondiale, 44 pays et un territoire ont été certifiés exempts de paludisme. La certification de l'élimination du paludisme est accordée par l'OMS lorsqu'un pays a prouvé que la chaîne de transmission du paludisme par les moustiques a été interrompue à l'échelle nationale pendant au moins les trois années consécutives précédentes.
Un pays doit également démontrer sa capacité à empêcher le rétablissement de la transmission. [AFP]
De violents combats ont éclaté dimanche 20 octobre dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre les rebelles du M23 (Mouvement du 23 mars) et les milices progouvernementales après des semaines d’accalmie, justifiée par un fragile cessez-le-feu entre Kinshasa et Kigali.
Selon des habitants contactés par l’Agence France-Presse (AFP), depuis l’aube, des combats à l’arme lourde ont opposé les rebelles du M23 et les « wazalendo » (« patriotes », en swahili) à Kalembe, ville de la province troublée du Nord-Kivu.
Dans cette zone enclavée, des sources médicales, interrogées au téléphone par l’AFP depuis Goma, ont dit avoir enregistré quatorze civils blessés par balle, dont deux adolescents.
Plus d’un milliard de personnes sont « invisibles », car non enregistrées à la naissance et donc dépourvues de pièce d’identité. Au Sénégal, cette absence d’enregistrement à l’état civil est un problème récurrent. En moyenne, 20 % des Sénégalais naissent et meurent sans être déclarés. Ils se retrouvent alors bloqués le jour où ils veulent s’inscrire pour le bac ou à l’université...
Ce n’est pas une spécificité sénégalaise mais, au Sénégal comme ailleurs, c’est un problème récurrent, une dimension cachée de la pauvreté. Les premières victimes sont les populations les plus pauvres, les moins éduquées ou rurales.
Les démarches peuvent ainsi être incroyablement longues et compliquées, jusqu’à deux ans, voire plus, au point que beaucoup abandonnent. [RFI]
Félix Tshisekedi aime le sport, et en particulier le football. Depuis sa réélection, en décembre 2023, le président de la République démocratique du Congo (RDC) souhaite en faire l’un des leviers de sa politique étrangère...
En 2023, la RDC avait accueilli les Jeux de la francophonie à Kinshasa. De quoi conforter le chef de l’Etat dans la capacité de son pays à organiser des événements sportifs majeurs. « Tout n’avait pas été parfait mais, globalement, cela s’était plutôt bien passé, estime Jean-Baptiste Guégan, enseignant à Sciences Po Paris et auteurs de plusieurs livres consacrés à la géopolitique du sport.
Pour Félix Tshisekedi, tout est bon pour améliorer l’image de son régime. Le sport permet de nouer des relations et de faire aussi du business. » [Le Monde]
Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est arrivé vendredi 18 octobre dans la région de Kédougou, dans le sud-est du pays, afin de se rendre dans les zones gravement touchées par la crue du fleuve Sénégal et de son affluent, la Falémé.
Depuis cinq jours, toute la zone le long du fleuve Sénégal dans l’est du pays fait face à des inondations inédites depuis plus de 50 ans, les attentes vis-à-vis des autorités sont grandes...
Quelques heures avant cette visite, le Premier ministre Ousmane Sonko avait annoncé mercredi soir une enveloppe de 8 milliards de FCFA (soit environ 12 millions d'euros) pour venir en aide aux sinistrés. [RFI]
Environ 163 millions d’Africains font face à l’insécurité alimentaire aiguë, maintenant à un niveau record le nombre d’Africains qui subissent un tel niveau de crise alimentaire. Ce chiffre a quasiment triplé depuis cinq ans, soulignant l’escalade rapide de la situation d’urgence alimentaire en Afrique.
Environ 130 millions (soit 80 %) des personnes qui font face à l’insécurité alimentaire aiguë se trouvent dans des pays en conflit, dont plusieurs perdurent depuis des années et ont ainsi miné les capacités nationales et communautaires à y survivre. 13 des 16 pays d’Afrique où le plus grand nombre de personnes subissent une insécurité alimentaire aiguë sont en conflit.
Ce schéma souligne que le conflit continue d’être le facteur principal de l’insécurité alimentaire aiguë en Afrique. [Centre d'Études Stratégiques de l'Afrique]
Cette semaine, l'ONG Tournons la page célèbre ses dix ans de lutte pour la démocratie et les droits de l'Homme en Afrique. Ses militants sont lucides : le bilan est sombre, au vu des coups d'État militaires de ces quatre dernières années en Afrique de l'Ouest. Dix ans pour rien ?
L'Ivoirien Alexandre Didier Amani n'est pas d'accord. Depuis un an, il préside l'ONG et affirme que le combat de Tournons la page est toujours nécessaire. Non seulement au Sahel et en Guinée, mais aussi au Togo, en Côte d'Ivoire et au Tchad. [RFI]
Plus d’un million de personnes sont plongées dans une insécurité alimentaire alarmante dans la province de l'Ituri, a révélé mercredi à Bunia, le Programme alimentaire mondial (PAM) lors d'une activité marquant la Journée mondiale de l’alimentation célébrée le 16 octobre de chaque année.
La famine en Ituri touche principalement les enfants et les femmes vivant dans les sites des personnes déplacées.
Le Programme alimentaire mondial évoque plusieurs causes à la base de cette situation : Faible revenu des ménages, manque d’intrants agricoles de qualité, maladies des végétaux, difficultés d’accès à certaines zones agricoles dues à l’activisme des groupes armés.
Plus de 140 personnes ont péri dans le nord du Nigeria après l'explosion d'un camion-citerne renversé autour duquel une foule s'était agglutinée pour récupérer du carburant, selon un dernier bilan donné mercredi par les secours...
Le pays le plus peuplé d'Afrique traverse une grave crise économique, avec une forte inflation nourrie notamment par les réformes économiques du président Bola Ahmed Tinubu, au pouvoir depuis mai 2023.
Et notamment la fin des subventions pour les carburants, qui a fait s'envoler les prix alimentaires et des transports, faisant de l'essence un catalyseur du mécontentement des Nigérians, qui ont été nombreux à basculer dans la précarité.
A un mois des législatives anticipées du 17 novembre et six mois après son élection à la présidentielle, le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, et son premier ministre, Ousmane Sonko, ont dévoilé lundi 14 octobre un programme pour « faire du Sénégal, un pays souverain, prospère et juste », baptisé « Sénégal 2050 »...
Comme ses prédécesseurs avant lui, le nouvel exécutif a multiplié les objectifs chiffrés pour les vingt-cinq ans à venir : tripler le PIB par habitant pour l’établir à 4 500 dollars (environ 4 130 euros) ou encore réduire le taux de pauvreté à 10 % de la population.
Aujourd’hui, près de quatre Sénégalais sur dix survivent avec moins de 1 012 francs CFA (quelque 1,5 euro) par jour, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). [Le Monde]
Dix millions d’enfants sont privés d’école par des inondations massives en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, affirme l’organisation d’aide aux enfants Save the Children dans un communiqué publié mardi 15 octobre.
L’organisation non gouvernementale (ONG) appelle les donateurs à soutenir l’assistance aux populations touchées...
Depuis le début de la saison des pluies, des déluges d’eau se sont abattus sur de vastes étendues, provoquant des crues et des inondations qui ont fait des centaines de morts et des centaines de milliers de déplacés au Tchad, au Nigeria, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en Guinée ou encore au Cameroun.
Le Tchad a vu 25.000 réfugiés affluer du Soudan voisin pour échapper à la guerre au cours de la première semaine d'octobre, un record en 2024, et la situation est loin de se stabiliser après 18 mois d'un conflit d'une rare violence, alerte l'ONU.
Le coordonnateur régional des Nations unies pour les réfugiés, Mamadou Dian Baldé, estime que la barre des trois millions de personnes ayant fui le Soudan sera franchie dans les deux à trois prochaines semaines, a-t-il dit dans un entretien à l'AFP, lors de son passage cette semaine à Genève.
On est "presque à trois millions", un "désastre" qu'il explique par l'intensification de la "brutalité" du conflit.
L’opposant tunisien, candidat malheureux à la présidentielle du 6 octobre en Tunisie, Ayachi Zammel, a été condamné, vendredi 11 octobre, à de nouvelles peines de prison, qui portent à plus de vingt ans de détention les condamnations à son encontre pour des affaires liées aux parrainages...
Au début d’octobre, M. Zammel, inconnu jusqu’à récemment du grand public, avait déjà été condamné à une peine de douze ans de prison dans quatre affaires liées aux parrainages par un tribunal de Tunis, après avoir déjà été condamné à vingt-six mois dans deux procès distincts à Jendouba (Nord-Ouest) en septembre.
Au total, 37 poursuites séparées ont été lancées à son encontre dans tous les gouvernorats (régions), selon [son avocat, Abdessatar Messaoudi]. [Le Monde avec AFP]
Le chef de la junte en Guinée, le général Mamadi Doumbouya, a ordonné depuis le 10 octobre 2024 le retour sans délai au pays de ses ministres en déplacement à l’étranger. Il a aussi interdit à ces derniers de sortir du pays à compter « de ce jour [jeudi] et jusqu’au 31 décembre, sauf accord exceptionnel du chef de l’Etat », dans une note publiée par le secrétaire général du gouvernement...
L’ancien colonel Mamadi Doumbouya, aujourd’hui investi président et promu général, a pris le pouvoir par la force en Guinée, en septembre 2021. La junte s’était initialement engagée sous la pression internationale à céder la place d’ici à la fin de 2024 à des civils élus. Elle a fait savoir depuis qu’elle manquerait à sa promesse.
Plusieurs de ses représentants se sont dits récemment favorables à une candidature de M. Doumbouya à la prochaine élection présidentielle. [Le Monde avec AFP]
« Aujourd’hui, j’aimerais annoncer ma décision de réactiver nos enquêtes en République Démocratique du Congo. Ces enquêtes porteront en priorité sur les crimes présumés relevant du Statut de Rome commis dans la province du Nord-Kivu depuis janvier 2022 », a annoncé ce lundi 14 octobre, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan. Il rappelle que les autorités de la RDC ont, à deux reprises, saisi son bureau de renvois aux fins d’initier des enquêtes sur leur territoire...
Au cours des derniers mois, le bureau de la CPI a évalué, à titre préliminaire, si les crimes présumés relevant du Statut de Rome commis dans la province du Nord-Kivu depuis janvier 2022 sont suffisamment liés à la portée de la situation faisant l’objet d’une enquête déjà ouverte en RDC...
Karin Khan rappelle que des enquêtes dans la province du Nord-Kivu ne se limiteront pas à des parties au conflit en particulier, ou à des membres de groupes spécifiques. Au contraire, la CPI examinera, de manière globale, indépendante, et impartiale la responsabilité de tous les auteurs présumés ayant commis des crimes relevant du Statut de Rome. [Radio Okapi]
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